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FLEURS - CARACTÈRES GÉNÉRAUX (4/4) DIAGRAMMES ET FORMULES

Ces quelques exemples pour illustrer la description des fleurs par le diagramme floral et la formule florale. Les deux éléments importants représentés ici sont le nombre de verticilles d'éléments floraux, et la mérie, c'est à dire le nombre de réplications de chaque élément dans un verticille.

Les spécialistes complètent cette formule avec d'autres éléments descriptifs. Ils seront repris à l'occasion de la description des espèces.




Fleur tétracyclique
= 4 cycles floraux
et pentamère (5 S et 5S)

1verticille de 5 sépales
1verticille de 5 pétales
1 verticille de 5 étamines
1 verticille de 2 carpelles

5S + 5P + 5E + 2C



Carotte (Daucus)
Lilas (Syringa)
Gentianes (Gentiana)
Liseron (Convolvulus)
Bourrache (Borrago)
P.de terre (Solanum)



Fleur pentacyclique
= 5 cycles floraux
et pentamère (5 S et 5P)

1 verticille de sépales
1 verticille de pétales
2 verticilles d'étamines
1 verticille de carpelles

5S + 5P + (5 +5) E +5C



Geranium (schéma)
Sedum
Œillet (Dianthus)
Erables (Acer)




Fleur multicyclique
et pentamère

5S + 5P +nE + nC



Renoncule (Ranunculus)



Fleur tétracyclique 
et tétramère

4S + 4P + 4E +4C

Pétales alterni-sépales
Etamines alterni-pétales
Carpelles opposi-pétales







Houx 
(Ilex Aquifolium)

Fleur tétracyclique et tétramère

4S + 4P + 4E +4C

Pétales alterni-sépales
Etamines opposi-pétales
Carpelles alterni-pétales




Bourdaine
(Rhamnus)

Source biblioF. Moreau. Botanique. Pleiade, 1960.

FLEURS - CARACTÈRES GÉNÉRAUX (3/4) POSITIONS DE L'OVAIRE



Sources biblio

F. Moreau. Botanique. Pleïade, 1960.
L. Mangin, Cours élémentaire de Botanique, Hachette, 1891 

FLEURS - CARACTÈRES GÉNÉRAUX (2/4) APÉTALES, DIALYPÉTALES, GAMOPÉTALES

La fleur de giroflée peut être prise comme l'un des nombreux exemples de fleurs-type caractérisées 

  • par la présence d'un calice (sépales) et d'une corolle (pétales);
  • par des pétales bien séparés, dissociables indépendamment les une des autres:  on les dit alors dialypétales.


Les pétales (et/ou les sépales) peuvent être soudés totalement ou partiellement, comme c'est le cas chez la primevère ou la pomme de terre, dont les fleurs sont dites gamopétales.



Dans certains cas corolle et calice sont réunis et ne forment plus qu'une seule enveloppe, le périanthe. C'est le cas de la fleur de jacinthe:


Il arrive qu'il n'y ait pas d'enveloppes autour des étamines et du pistil à l'exception de une ou plusieurs écailles placées à la base. Ces fleurs sont dites apétales, comme chez le saule:



Enfin, si beaucoup de fleurs ont leurs pièces de même grandeur et de même forme, leur forme peut être irrégulière, notamment leur corolle. C'est un caractère spécifique de famille, comme ici avec la fleur d'orchis:


Source biblio: L. Mangin, Cours élémentaire de Botanique, Hachette, 1891


FLEURS - CARACTÈRES GÉNÉRAUX (1/4) - PLANTES DIOÏQUES ET MONOÏQUES

Le plus fréquemment pistil (éléments femelles) et étamines (mâles) sont réunis dans la même fleur. Mais il arrive qu'ils soient séparés, formant ainsi des fleurs mâles et des fleurs femelles.

C'est, par exemple, le cas du Saule:


Et celui du bouleau:




Source biblio: L. Mangin, Cours élémentaire de Botanique, Hachette, 1891


INFLORESCENCES DÉFINIES: CYME

Dans les inflorescences définies, le sommet de l'axe d'inflorescence est occupé non par un bourgeon mais par une fleur; sa croissance est donc limitée par une fleur. On les appelle des cymes. Elles peuvent être:

Unipares "scorpioïdes", les rameaux latéraux naissant toujours du même côté comme chez le Myosotis;

Unipares "hélicoïdes", les rameaux latéraux naissant alternativement d'un côté ou de de l'autre, comme chez le Millepertuis;






Bipares, lorsque les ramifications latérales se font par deux, comme chez la Saponaire;

Multipares, lorsque les ramifications latérales sont multiples, comme chez l'Euphorbe.



Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.






INFLORESCENCES INDÉFINIES (7/7): SYCONE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.

Le sycone est une forme de capitule dans lequel le réceptacle se déprime et prend la forme d'une bouteille sur la face interne de laquelle naissent les fleurs. 
La figue est ainsi un sycone, donc une inflorescence et non un fruit.



Récapitulation: Inflorescences indéfinies


Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (6/7): CAPITULE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.
Le capitule est un groupe de fleurs sessiles insérées sur un sommet de tige élargi en plateau, ou parfois en dôme ou en cuvette; ce support élargi est le réceptacle; les bractées externes du capitule forment un involucre. Le capitule, avec son involucre est homologue d'une ombelle dont les rayons seraient nuls.

Les fleurs serrées les unes contre les autres dans un capitule sont appelées fleurons

Les capitules sont donc des unités florales (et non des fleurs). Ils peuvent eux-mêmes être assemblés en épis, corymbes, et même ... en capitules!

Le capitule de la marguerite est simple, typique (Leucanthemum vulgare). Celui du chardon bleu (Echinops) est complexe: sphérique, il est formé de capitules élémentaires ne contenant chacun qu'un seul fleuron.





Récapitulation: Inflorescences indéfinies


Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (5/7): CORYMBE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.



Le corymbe est une grappe dont les fleurs se disposent à peu près sur un 
même plan en raison de l'inégalité de longueur des pédicelles des fleurs qui le composent. Les rameaux naissent à quelque distance les uns des autres, contrairement à l'ombelle, inflorescence dans laquelle les rameaux naissent pratiquement au même point.



ghgldge Exemples: Poirier, Prunus, Sureau noir, Viburnum.




Récapitulation: Inflorescences indéfinies


Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (4/7): OMBELLE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.

Dans l'ombelle, les rameaux florifères, tous égaux, partent d'un même point. L'ombelle est composée quand les rameaux d'ordre 1 portent non pas des fleurs mais des ombellules. Les bractées des rayons de l'ombelle, lorsqu'elles existent, constituent une collerette appelée involucre.




Récapitulation: Inflorescences indéfinies


Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (3/7): ÉPI

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.

L'épi est  une grappe dont les rameaux restent courts. L'épi peut être simple (Plantain, Verveine, Charme,) ou composé (Blé, orge).



Récapitulation: Inflorescences indéfinies



Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (2/7): GRAPPE COMPOSÉE OU PANICULE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.

Dans la grappe composée, les rameaux d'ordre primaire présentent des ramifications d'un ordre supérieur, les dernières se terminant par une fleur (voir aussi grappe simple). On appelle aussi la grappe composée, un panicule.

Exemples: Lilas, Vigne, Troène.





Récapitulation: Inflorescences indéfinies



Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

INFLORESCENCES INDÉFINIES (1/7): GRAPPE SIMPLE

Inflorescence indéfinie = l'axe de l'inflorescence (= pédoncule)  est terminé par un bourgeon lui permettant de continuer à s'accroître.

Dans la grappe simple, c'est le sommet de chacune des premières ramifications qui est occupé par une fleur.

Exemples: Cytise, Groseiller.


Récapitulation: Inflorescences indéfinies



Adapté de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994 et de F. Moreau (Ed.) Botanique, Encyclopédie de la Pléiade, 1960.

ANGIOSPERMES: STRUCTURE DU PISTIL DE LA FLEUR

Illustration extraite de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994

PistilOrgane femelle de la fleur constitué d'un ou plusieurs carpelles unis. On reconnaît dans le pistil l'ovaire, prolongé du style, lui même terminé par le stigmate.




Ovule: Organe enfermé dans l'ovaire contenant le sac embryonnaire (gamétophyte femelle) chez les plantes supérieures. Constitué des téguments (tissus diploïdes de nature maternelle), il recouvre la nucelle (également diploïde de nature maternelle), lui-même contenant le sac embryonnaire (organisme haploïde, donc étranger à l'organisme maternel).

Nucelle: Tissu diploïde entourant le sac embryonnaire dans l'ovule.

Tégument: membrane différenciée recouvrant un organe; les téguments de l'ovule deviennent les téguments de la graine.

Micropyle: Petit orifice ménagé entre les marges du tégument de l'ovule, en face du sac embryonnaire.

Funicule: Petit cordon par lequel l'ovule est relié au placenta

Lexique extrait de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994




ANGIOSPERMES: STRUCTURE DE LA FLEUR

Illustration extraite de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994




Périanthe: ensemble des enveloppes (généralement au nombre de deux) entourant les organes sexuels de la fleur.

Calice: enveloppe externe du périanthe, constitué des sépales.

Sépale: pièce appartenant à l'enveloppe externe du périanthe de la fleur.

Corolle: enveloppe interne du périanthe constitué des pétales.

Pétale: pièce appartenant à la corolle, enveloppe interne du périanthe de la fleur.

Carpelle: Élément unitaire constituant, seul ou associé à d'autres, l'ovaire de la fleur. Il porte les ovules. Élément femelle de la fleur.

Étamine: Organe mâle de la fleur, produisant le pollen.

Anthère: Partie renflée d'une étamine dans laquelle s'élabore les grains de pollen.

Filet: Partie inférieure, généralement filiforme, de l'étamine. Le filet porte l'anthère à son sommet.

Loge d'anthère: Organe creux porté au sommet d'une étamine, dans lequel s'élabore le pollen.  L'étamine a deux loges d'anthère.

(Lexique extrait de A. Raynal-Roques, La botanique redécouverte, Belin, 1994)